samedi 28 janvier 2012
Bertrand Guillot - Le métro est un sport collectif
Éditeur : Rue Fromentin - Date de parution : Janvier 2012 - 170 pages souterraines remplies de fraicheur !
Le métro est invariablement associé à la cohue aux heures de pointe, aux gens qui ne sourient pas, à un individualisme souvent flagrant, aux retards ou aux perturbations. Mais c’est également un lieu où les barrières sociales n’existent plus. Actif, touriste de passage, personnes qui font la manche... ces personnes se frôlent, cohabitent le temps de quelques minutes ou plus.
L'auteur a arpenté durant une année le métro avec son carnet à la main. Il nous livre des chroniques de ce monde souterrain. Un monde à part où l’on subit la musique des baladeurs ou alors les conversations téléphoniques, la mauvaise humeur… Et puis, il y a des étincelles de plaisir, des regards échangés sans un mot ou des mercis sincères. Avec beaucoup d'humour, il nous transpose ces scènes avec ces personnages et ce sont autant de portraits où l'on peut se reconnaître. Par exemple, quand je me se rend à Paris, j'ai les yeux fixés sur le plan de la ligne de peur de rater mon arrêt ( mais pas en mode "je me cramponne à mon sac de toutes mes forces" quand même…). Et puis, il y a ces pensées qui traversent l’esprit, ces remarques que l’on aimerait avoir le courage de dire mais que l’on tait. Bertrand Guillot les écrit avec franchise. Sans endosser un costume de robin des bois du métro qui aurait fait régner justice et politesse. Si le ton se fait quelquefois léger, il n’en demeure pas moins que ce livre est un miroir de nous-mêmes…Car le métro est un théâtre qui se joue tous les jours à ciel fermé.
J’ai retrouvé avec plaisir le sens de d’observation de Bertrand Guillot que j’avais découvert dans b.a.–ba la vie sans savoir lire et cette capacité à s’interroger sur lui-même et les autres. Ce livre s’adresse à tout le monde et non pas qu’aux adeptes du métro parisien ! Pour preuve, j’ai vécu certaines situations relatées dans ce livre dans mes bus provinciaux. Cette lecture, si elle donne le sourire aux lèvres, nous pousse également à réviser nos comportements ou attitudes. A lire et à mettre en pratique!
Je repense à ce moment, je revois cette fossette, je me dis qu'elle n' a pas de chance, cette jolie comédienne. Il y a quelques années, tous les sourires du monde lui disaient qu'elle était jolie. Aujourd'hui, elle croit seulement qu'on vient de la reconnaître. Etre connu, on le sait, ça doit être pénible. Etre semi-connu, c'est peut-être pire.
vendredi 27 janvier 2012
Ron Hansen - Une irrépressible et coupable passion
Éditeur : Buchet Chastel - Date de parution : Janvier 2012 - 347 pages et un très bon moment de lecture !
New-York, 1927, Albert Snyder est retrouvé mort, sa femme Ruth ligotée et bâillonnée. Dès leur arrivée sur les lieux, les policiers constatent qu’un certain nombre d’éléments ne collent pas. Inspiré d’une affaire réelle qui défraya à l’époque la chronique, Ruth avait prémédité avec son amant Judd Gray le crime de son mari. Comment Judd Gray marié et père de famille a-t’il pu se laisser piéger par Ruth ?
Avertissement : si vous êtes amateur ou fan de l’Amérique des années folles, vous allez vous régaler !
Ruth est une très belle femme consciente de ses charmes dont elle n’hésite pas à tirer partie. Elle s’ennuie dans son couple. Albert plus âgé qu’elle n’a guère d’estime pour elle. Seule leur fille Lorraine âgée de neuf ans est une source de joie. Elle rencontre par hasard Judd Gray un homme séduisant vendeur de gaines féminines. Ruth n’en est pas à son premier adultère et son mari n’est pas dupe. Mais Judd est un homme qui a des principes. Si Ruth va le séduire, elle va également se montrer persuasive dan son rôle de femme battue. Petit à petit, elle devient l’unique source de désirs et de pensées pour Judd. Ruth est toujours à la source de rendez-vous improvisés et elle finit par exercer une totale emprise sur son amant. Femme fatale et manipulatrice, avec un côté presque naïf et attendrissant, Ruth mène Judd par le bout du nez. Ron Hansen laisse la parole à Ruth et à Judd. Les détails plongent le lecteur dans cette Amérique des années vingt et ce roman est captivant !
Une fois commencé, j’ai eu du mal à le lâcher ! Le destin des deux amants est raconté avec glamour, sensualité, précision et humour ! Un vrai bon moment de lecture pour ce livre à la construction impeccable !
Dans ses mémoires, Judd écrivit plus tard : "Quand à la situation chez moi, nous avions atteint ce stade qu'atteignent tant de couples mariés.Nous nous laissions porter par le courant. Mon écrasant sentiment de culpabilité me tenait éveillé nuit après nuit, à m'évertuer à résoudre le problème, jusqu' à ce que l'épuisement ait raison de moi; à me jurer de mettre un terme à tout ça. Je n'avais pas concience d'être intoxiqué à ce point par cet amour obsessionnel qui, en fin de compte, allait refermer sur moi son étreinte mortelle".
jeudi 26 janvier 2012
And the winners...
Et voici les résultats pour la saison 1 de qui veut gagner
des livres nouvelle édition 2012. Tout le monde a répondu correctement aux
questions :
1°) Comment s’appelle
le prix organisé par les éditions Points ?
Prix du
meilleur polar des lecteurs de Points
2°) Comment
s’appelle la plage de Brest (mêm')?
Le Moulin Blanc
3°) Où aura
lieu le concert de Miossec le 25 février prochain ?
A la Carêne (et j‘y serai !)
Sous l’œil endormi attentif de mes deux huissiers :
Françoise,
Nadael, Agathe, Christine A, Mimipinson gagnent L’Incertain de Virginie
Ollagnier
Loo, Liliba et Anaïs remportent Jaune de Naples de Jean-Paul Desprat
Corinne, Agnès, Anaïs, Agathe et Sylire auront un exemplaire de La princesse effacée d’Alexandra de Broca
et enfin Didi, Corinne, Agnès, Kathel et Nadael ont gagné Une soirée au Caire de Robert Solé.
J'envoie un mail de confirmation à chacune demain ( car le jeudi c'est piscine!)
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