dimanche 4 avril 2010

Jean Rolin - Joséphine



Des souvenirs comme des petites touches de peinture, et le narrateur se rappelle de Joséphine, la femme qu’il a aimé. Joséphine qui danse, qui rit, qui fait l’enfant et qui lutte pour ne pas retomber dans la drogue. Des vacances à La Rochelle, des conversations, les vêtements qu’elle portait… autant d’éléments qui le raccroche à sa mémoire.

Des textes brefs comme des scènes, des souvenirs écrits pour ne pas oublier. L’auteur fait preuve de beaucoup de pudeur et relate de ce qu’il se rappelle de Joséphine.

A la fin de ce livre, on apprend qu’elle est décédée d’une overdose à l’âge de 32 ans. Sa dépendance lui aura été fatale...

Un livre où les sentiments sont exprimés à demi-mots. Joséphine m'est apparue fragile, une funambule sur la corde de la vie. Mais, j’ai eu l’impression de n’avoir pas assez d’éléments pour m’imaginer la force de l’amour qui les liait.

Merci aux éditions Points pour ce livre.

« Mais, ce jour là, caressant la signée de ses codes marqués de traces déjà estompées de piqures, elle me fit part de son projet de subir une opération bénigne afin de le faire disparaître, tant elle était décidée à bannir jusqu’au souvenir de s’être droguée.»

Les scribouillards

Scribouillardpaon : croisement d'un scribouillard et d'un paon. Auteur imbu de sa personne qui n'admet pas la critique. Lorsqu’un commentaire ne lui plait pas, il se protège dans sa vanité en déployant ses plumes.

Scribouillardscorpion : croisement d'un scribouillard et d'un scorpion. Auteur qui n'admet pas la critique et dont la parade est d'insulter.

Scribouillardcouleuvre : croisement d’un scribouillard et d'une couleuvre. Auteur dont les manœuvres et agissements sont effectués en douce, à l’insu de l’auteur en cas de critique.

Scribouillardparano : Auteur qui attend que les lecteurs se pâment d’admiration devant lui. Si un lecteur agit dans le sens inverse, le scribouillardparano pense que le monde entier est contre lui.

A bon entendeur !

Ecriture du dimanche

Toujours chez Gwénaëlle qui aujourd'hui met notre imagination sans borne à contribution. La consigne : créer des mots (noms, adjectifs, verbes, etc…), si possible liés à la lecture, à l’écriture et aux blogs (bien sûr!) pour rester dans le ton.

J'ai opté pour une expression :


Tomber sur une pépite : précision, la pépite ne fait pas partie de la famille des cucurbitacées. A ne pas confondre avec l’expression : tomber sur un os, la pépite ne désigne nullement un souci ou un problème. Quand une personne utilise cette expression, elle est souvent précédée d’un woahhh tonitruant qui peut aller jusqu’à l’hystérie selon la taille de la pépite. Certains l’accompagnent, non pas d’une vinaigrette, mais d’un folklore nommé « danse de la pépite ». Hochement de tête, petits sauts de joie sont les caractéristiques premières de cette danse très ancienne.
Une fois la pépite en sa possession, la personne perd généralement toute notion du temps ou de ses engagements.

Exemple :
-Woahhh, je suis tombée sur une vraie pépite!
-Hein ? Réponse du mari qui croit que vous venez de dégoter de des lingots d’or…
-Oui, ce livre, c’est une pépite d’enfer! C’est génial !
- Oui ma chérie, mais il est tard …Tu peux arrêter de gesticuler ? Tu m’empêches de dormir… Réponse de votre mari avant qu’il aille dormir sur le canapé

Daniel Glattauer - Quand souffle le vent du nord



Une adresse mail mal orthographiée et en voulant résilier son abonnement à un magazine, Emmi Rothner envoie par mégarde plusieurs mails à Leo Leike. Dans un premier temps, Léo va lui répondre assez sèchement mais petit à petit, les mails vont évolués. En passant de la simple courtoisie à la politesse, ces échanges vont devenir bien plus qu’un jeu où l’envie de rencontrer l’autre va vite se faire sentir.

J’ai dévoré ce livre ! Une fois commencé, je ne pouvais plus m’en détacher ! J’ai adoré les personnages et surtout Emmi qui dès le début, par ses mails, apparait vive, malicieuse. Ce livre ne comporte que les mails qu’ils s’adressent mais tout y est. Les caractères se profilent très vite, tous les deux jouent avec les mots et on se régale. Sauf qu’ils sont chacun derrière leur écran et qu’ils ne connaissent pas physiquement. Le jeu de la séduction va rentrer en compte, les fantasmes où l’on s’imagine l’autre, les questions plus personnelles et ils ont devenir tous les deux accros à leurs échanges.

Emmi est mariée, Léo sort d’une rupture et il est impensable qu’à travers des mails, ils puissent s’éprendre l’un de l’autre. Sauf que ces mails sont spontanés, quelquefois plus piquants ou tendres… et la relation qui se nous entre eux est de l’ordre d’une relation réel comme dans un couple. Sauf que se voir c’est peut-être mettre fin à ce qui les lie…
Et c’est que du bonheur !

Peut-on tomber amoureux de quelqu’un qui vous envoie des mails ? La réponse est la suivante : lisez ce livre !

L’histoire est là avec des rebondissements bien orchestrés. On ne s’ennuie pas une seule seconde, des sentiments s’installent, vacillent, tanguent. Il y a des hésitations, la raison qui s’en mêle et on est impatient de savoir la fin (qui n’est pas une happy end).

A lire ! C’est frais, pétillant, savoureux et j’en redemande !

Quatre jours plus tard
Pas d’objet
Coucou ! Bises, Emmi

Le jour suivant
Pas d’objet
Leo, si c’est une tactique, elle est méchante ! Allez-vous faire voir. Je ne vous écrirais plus. Salut.

Cinq jours plus tard
Pas d’objet
Vous avez bien l’électricité Leo, non.
Je commence à me faire du souci pour vous. Ecrivez-moi au moins « Bêêêê ! »
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