Je n’y croyais plus mais si c’est arrivé, une fois de plus, comme un miracle, comme une renaissance, ma crise est terminée !
C’est jour de fête officiel ! Bon, je sais c’est peut-être exagéré mais après avoir passé trois jours enfermée, isolée chez moi, j’ai envie de sortir, de faire dix mille choses.
Hier matin quand je suis sortie promener mes chiens, j’affichais un sourire jusqu’aux oreilles avec l’envie d’embrasser les gens que je croisais ! Marcher sans aucune douleur, quel plaisir…
J’aurais voulu continuer à marcher encore mais j’ai préféré m’arrêter là.
Car à mon réveil, on m’a donné mon bon de sortie avec comme recommandation « n’en faites pas trop les jours qui viennent… et à la prochaine fois ! »,
Oui, c’est cela, à la prochaine fois, pas dans l’immédiat, je l’espère. Laisse-moi tranquille ne serait ce que deux ou trois jours.
Une envie folle de voir du monde, de respirer l’air extérieur, et une envie furieuse de jardiner !
Je regarde mon jardin … qui est dans un état lamentable ! Depuis le mois d’août, j’ai laissé pousser à leur gré les plantes et les mauvaises herbes. Au bout des tiges des rosiers se dandinent des bourgeons fanés, brûlés par le gel et le froid.
Je vois, j’imagine des pots de toutes formes, des grands, des petits, des ronds, des ovales, peints de couleurs gaies, vives à l’œil. Et dedans, des lavandes, des bruyères, des fontaines de clématites, de chèvrefeuilles qui débordent, qui rivalisent par leurs odeurs, qui ruissellent hors des pots pour étaler leur magnificence.
Voilà, une abondance de plantes ! C’est ce qu’il me faut !
Je m’imagine : mes mains qui plongent dans le terreau tiède et humide, qui le prennent, le tassent. J’aime la terre, j’aime son odeur si particulière…
Je suis quelqu’un dont les origines sont ancrées dans la terre. Je n’en ai pas honte.
Certains ont honte de dire d’où ils proviennent, pourquoi ?
Il est vrai que ca peut faire désordre de dire « je suis fils ou fille de paysan ou d’ouvrier » dans certains milieux. Ou alors on s’accapare de votre passé et on le porte au vent comme un drapeau…
Ah, mes mains qui avant été laborieuses comme des fourmis, exigeantes, perfectionnistes.
Avant, je me rappelle de tout ce qu’elles faisaient…
4 commentaires:
Merci d'être passée sur mon blog
C'était gentil à vous.
Je vois que votre vie n'est pas rose tous les jours
mais je vois aussi que vous avez un courage à tout épreuve.
Ecrire, lire , partager son vécu avec d'autres qui peut-être n'attendent que cela pour se sentir encourager, ça fait aussi partie du combat qu'il faut que vous meniez chaque jour et inlassablement.
Tenez bon et battez-vous pour que chaque jour qui passe vous apporte une joie, un sourire, un espoir.
Amitiés
mon jardin d'espoir
J'ai rêvé d'un endroit merveilleux
pour apporter un espoir au cœurs fatigués
et effacer les pleurs
ou les mélodies et les couleurs
se marieraient en toute humilité
avec beaucoup de simplicité
aux senteurs et aux odeurs
C'est de mes mains et avec amour
pleine d'espoir et de bonheur
que je créé chaque jour que Dieu fait
une palette de couleurs neuves
de senteurs,
ces graines et plantes magiques
qui fragiles comme une porcelaine
soignées avec tendresse
m'apporte leur lot de beauté
que mon coeur ne cesse de sublimer
nourriture pour les yeux
pour le corps
quand vient la récolte
ah quelle sérénité!!!
Contempler le décor changeant
comme la palette du peintre
les mots exaltés du poète
ce jardin est mon oeuvre
et j'en suis le fier artisan
c'est mon espoir des jours sans soleil
ma création,
mon jardin d'espoir
mon paradis sur cette terre
du printemps à l'automne
au fil des saisons
ce sont toujours de nouvelles satisfactions
que je reçois avec émotion
Anne-Marie 30/07/2008
tout est possible dans un "jardin d'espoir" malgré la douleurs et notre sacrée compagne bisous
AIMER LA VIE
Je suis restée la petite fille
qui souriait à la vie
malgré les peines la douleur d'être incomprise
les coups le mépris
au lieu de l'amour et de la tendresse
de ces parents qui au lieu de m'aimer
pour toujours m'ont rejetée
je suis une rescapée de batailles
si souvent livrées contre la souffrance
celle du coeur
celle de l'âme
celle du corps enfin qui se réveille
devant tant de cruauté
de méchanceté de coups endurés
J'ai grandit avec toutes ces batailles
mais dans mon coeur reste de la place
pour le soleil
l'amour l'amitié
Je ne me suis pas aigrie au contact de la souffrance
même si aujourd’hui c'est elle qui mène la danse
j'ai trouvé dans les choses simples de la vie
dans la nature amie
les animaux et leur lot de tendresse
le regard de celui qui appelle à l'aide
ces yeux délavés par la vieillesse
une façon de vivre autrement
une force que seule peuvent apporter
ces petits rien qui n'ont pas de prix
pour continuer à avancer dans la vie
J'ai souvent le coeur en peine
habité par le froid du manque d'amour
de celui à qui j'ai dit "je t'aime"
sans rien recevoir en retour
mariée pour le meilleur et pour le pire
le meilleur je l'attend toujours
le pire mieux vaut en rire
l'amour est mort vive l'amitié
quand la vie nous empêche de nous quitter
rester et continuer sur des routes séparées
qui se rejoignent de temps en temps pour ne pas s'ignorer
opposer le silence à la violence
et l'indifférence au silence
car depuis peu j'ai compris
ce que demain sera ma vie
si toi tu as cette maladie
que je soupçonne à travers tes gestes du quotidien
mon combat ne servira à rien
J'aime plonger mes mains dans la terre nourricière
pour lui confier des graines à faire grandir
voir avec bonheur dame nature me combler
de ses beaux légumes et fruits divers
comme suprême récompense
de mon travail , thérapie salutaire
pour réjouir mon coeur, me réchauffer au soleil
de la satisfaction d'avoir réussie ce difficile pari
de contourner et de ruser avec ma maladie
et la douleur qui sont mes ennemies
j'aime voir s'épanouir et s' exhaler le parfum
de ces humbles fleurs des champs
j'aime à regarder éclore ces poussins fragiles
couvés avec tendresse par leur mère attentive
sortir du nid douillet ces petits lapins
pour téter leur mère goulûment
bondir ces agneaux fougueux
dans l'herbe tendre du printemps
J'aime voir grandir mes enfants
chaque jour un peu plus
non plus en taille mais en maturité
devenir des adultes déjà pour construire leur vie
un jour quitter le nid douillet
pour se lancer dans l'aventure qui les attend
je les aime mes enfants
sans entraver leur liberté d'exister
de s'épanouir
malgré mes soucis et les aléas de la vie
J'aime LA VIE tout simplement
SOUS TOUTE SES FORME
bêtes, nature et gens
j'aime donner de la joie
de l'amour de l'amitié
qui me reviennent au centuple
j'ai la FOI
celle qui fait avancer dans la vie
en acceptant les épreuves et les routes incertaines
celle qui rend toutes choses belles
même les plus difficiles
car au bout du chemin
toujours est la VIE
qui apporte
LE BONHEUR LA JOIE L'AMITIE
Anne-Marie
26 juin 2007
bonsoir
je trouve vos poemes trés jolis,mais la vie quotidienne se n'est pas le pays merveilleux de (OUI OUI)quand la douleur est la présente a chaque instant... c'est difficile de faire de la poesies! a part l'amour de ses enfants qui peut l'aider il faut arreter de philosopher!! amitiée a clara
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